Malala Yousafzai: symbole de la lutte contre les Talibans

Malala Yousafzai

La jeune Pakistanaise de 16 ans compte parmi les candidats du prix Nobel de la paix et du prix Sakharov, tous deux décernés cette semaine. Il y a un an, elle était victime d’une tentative d’assassinat dans un bus et réchappait miraculeusement d’une balle dans la tête. Son action en faveur de l’éducation des filles lui valent la haine des Talibans qui n’hésitent pas à la menacer de nouveau aujourd’hui. Elle défendait son combat pour l’éducation aux Nations-Unies en juillet et dans un interview accordé à la BBC lundi déclarait que «la connaissance est le réel pouvoir». Si les Talibans ont si peur que les Pakistanais aient un meilleur accès à l’éducation, c’est parce qu’ils savent qu’ils tiennent leur pouvoir de la persistance de l’ignorance et de l’obscurantisme. Soignée en Grande-Bretagne des suites de sa blessure, Malala vit désormais à Birmingham.

Des exemplaires du live « I Am Malala », écrit par la journaliste britannique Christina Lamb et paru hier, ont déjà fait leur apparition dans des librairies du Pakistan et ravivé la vindicte des Talibans. Autour des circonstances de l’attentat, « I Am Malala » raconte l’histoire de la jeune fille dans sa région d’origine, le Swat, une zone montagneuse au nord-ouest du Pakistan, proche de la frontière afghane. En 2009, âgée seulement de 11 ans , Malala écrivait, sous le pseudonyme de Gul Makai, un blog en ourdou sur le site de la BBC y dénonçant les exactions des talibans qui contrôlaient sa vallée. Dans cette vallée, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les extrémistes s’installaient, prêchant contre l’éducation des filles et contraignant boutiques de DVD et coiffeurs à fermer boutique pour s’attaquer ensuite aux écoles. Se radicalisant rapidement, ils en venaient à exposer publiquement le corps des victimes de leurs exécutions. En Afghanistan, ils avaient déjà fait exploser, en mars 2001, les Bouddhas de Bâmiyân, trois statues monumentales, excavées dans la paroi d’une falaise de la vallée de Bâmiyân. Un trésor classé au patrimoine de l’Unesco.

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Catégories :IMPACT, SOCIETE

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