Aurélie Filippetti: les « pratiques inqualifiables » d’Amazon?

Aurélie Filippetti, ministre de la culture française

Aurélie Filippetti, ministre de la culture française

Le cri de colère poussé contre Amazon dimanche 10 août par 900 écrivains américains dans les colonnes du New York Times a trouvé un écho favorable en France, où la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, contactée par Le Monde, mène de son propre aveu un «combat» contre le distributeur en ligne. Une coalition d’auteurs a dénoncé dans une publicité de deux pages les pratiques de la firme de Seattle. Le groupe est engagé depuis de longs mois dans une lutte avec Hachette, qui refuse de casser les prix des livres numériques sur le marché américain. En retour, Amazon pratique des mesures de rétorsion contre la maison d’édition française : délais de livraison allongés, impossibilité d’effectuer des précommandes et suppression des éventuelles réductions sur les livres.

«Une atteinte inacceptable»

La ministre de la culture avait déjà fustigé en mai le «chantage» pratiqué selon elle par Amazon sur ce dossier. Aurélie Filippetti se trouve aujourd’hui confortée par la sortie des auteurs américains. « Cet épisode est une nouvelle révélation des pratiques inqualifiables et anticoncurrentielles d’Amazon, dit-elle. C’est un abus de position dominante et une atteinte inacceptable contre l’accès aux livres. Amazon porte atteinte à la diversité littéraire et éditoriale. » La ministre se défend de venir spécifiquement en aide à la filiale du groupe Lagardère. « Les auteurs qui ont signé la tribune ne sont pas tous publiés par Hachette, ils ont simplement conscience de l’intérêt général. Pour ma part, je défends l’écosystème du livre en entier, pas un acteur en particulier », précise-t-elle.

Le Monde

On peut toutefois s’étonner de la réaction de la Ministre française. Même si les méthodes d’Amazon ne sont pas toujours irréprochables, les livres digitaux, au coeur du problème, sont extrêmement couteux en France (plus de 14 euros) et Amazon propose d’en baisser le prix à 9 euros. Ce qui serait tout de même un grand progrès à la fois pour les consommateurs et pour la culture!

D’autant que les auteurs touchent à peu près les mêmes droits sur les éditions digitales que sur les éditions papier, à condition bien sur, d’éditer eux-mêmes. Une pratique qui s’étend toujours davantage.

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Catégories :BUSINESS, IMPACT, SOCIETE

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