Dilma Roussef part gagnante aux présidentielles brésiliennes

Dilma Rousseff et Luiz Inacio Lula da Silva

Dilma Rousseff et Luiz Inacio Lula da Silva

La chef d’Etat sortante, Dilma Roussef, part gagnante des élections présidentielles qui se tiennent au Brésil aujourd’hui.

Elle obtenait 54% des intentions de vote contre 46% pour le sénateur Aecio Neves dans un sondage publié jeudi. Les sondages effectués après le premier tour du 5 octobre ont longtemps donné Aecio Neves, soutenu par les milieux d’affaires, légèrement favori face à Mme Rousseff (51% contre 49%).

En réaction aux nouvelles enquêtes, la Bourse de São Paulo, principale place financière d’Amérique du Sud, a plongé de 3,24% et le réal a perdu 1,08%, atteignant son niveau le plus bas par rapport au dollar depuis décembre 2008. Les marchés brésiliens s’opposent à la présidente sortante qu’ils tiennent pour responsable de la forte dégradation de l’économie brésilienne, entrée en récession au premier semestre. Toutefois, les dernières enquêtes d’opinion semblent refléter le caractère payant de la stratégie très offensive adoptée par Dilma Rousseff. Celle-ci bénéfice d’un solide appui électoral au sein des classes populaires et des régions les plus pauvres du Nord-Est, principales bénéficiaires des programmes sociaux. Aecio Neves qui promet un virage libéral pour relancer l’économie languissante, fédère la droite classique mais il a perdu beaucoup de terrain au profit de Mme Rousseff au sein de la classe moyenne du Sud-Est industrialisé, la région la plus peuplée du pays.

L’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva qui jouit encore d’une grande popularité, s’est engagé dans la campagne de Dilma Rousseff. Pour lui, il s’agit d’un combat classique entre riches et pauvres. Des pauvres dont la qualité de vie s’est améliorée au cours des douze dernières années, depuis que la gauche est au pouvoir. Dans un meeting de la banlieue de Rio, Lula s’en est pris également au candidat de l’opposition, Aecio Neves, traité de « playboy » et de « fils à papa ».

Vendredi matin, l’hebdomadaire conservateur Veja publiait vingt-quatre heures à l’avance une édition dans laquelle il affirme que la présidente sortante Dilma Rousseff et son prédécesseur et mentor Luiz Inacio Lula da Silva étaient au courant du schéma de corruption mis en place au sein du géant public Petrobras. Dilma Rousseff a immédiatement réagi en annonçant qu’elle saisirait la justice contre ces accusations sans preuves, qu’elle a qualifiées de « terrorisme électoral ».

Sources: ats/Newsnet, rfi, Le Monde
Sur le scandale Petrobras, voir notre billet du 5 octobre

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Catégories :IMPACT, SOCIETE, TENDANCES

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