Samareh Azeredo da Silveira Lajaunias, de la recherche à la thérapie

Samareh Azeredo da Silveira Lajaunias

Samareh Azeredo da Silveira Lajaunias, co-créatrice de Lascco

De la découverte à l’application clinique, le chemin est long et complexe. Peu de scientifiques sont attirés par une aventure entrepreneuriale qui les détournerait de leurs recherches, avec pour corollaire une absence de valorisation de découvertes parfois décisives. Créée à Genève en 2007 par Samareh Azeredo da Silveira Lajaunias avec son mari Frédéric Lajaunias, Lascco s’est spécialisée dans les premières phases de développement des nouvelles approches diagnostiques ou thérapeutiques. Celles qui portent un produit dont la valeur est encore nulle aux yeux des industriels à sa première utilisation chez les patients.

Porter tous les risques

Le rôle de Lascco est de soutenir et de valoriser des découvertes ou des inventions qui sont à un stade trop précoce pour intéresser l’industrie pharmaceutique et de les porter à une maturité suffisante pour qu’elles représentent une valeur commerciale. Lascco est une passerelle entre la recherche académique et l’industrie et prend tous les risques que personne ne consent à porter. Les paris sont audacieux mais les risques sont atténués par l’expertise personnelle de Samareh, neurobiologiste, et de Frédéric, immunologiste.

Bio-marqueur destiné à diagnostiquer le sepsis

Le premier produit de Lascco a été licencié à des leaders industriels du domaine. Il s’agit d’un bio-marqueur destiné à diagnostiquer le sepsis de manière précoce. Une innovation remarquable car les chocs septiques sont à l’origine d’une mortalité importante.

Traitement des infections bactériennes résistantes aux antibiotiques

Le projet phare est à l’heure actuelle une nouvelle thérapie contre les infections bactériennes, découverte par Annette Draeger et Eduard Babiychuk de l’Université de Berne. Ce médicament qui répond au nom de CAL02, ne s’attaque pas aux bactéries proprement dites mais aux toxines qu’elles libèrent massivement. Il protège en outre les cellules immunitaires et empêche les toxines de tuer les cellules de l’organisme pour se nourrir. Ce qui lui permet de combattre de multiples infections bactériennes et leurs complications, y compris celles causées par des souches résistantes aux antibiotiques. Composé de substances naturelles et dont l’absence de toxicité a déjà été éprouvée, cette thérapie très innovante pourra être testée dès l’année prochaine dans une étude clinique sur des patients souffrants d’infections graves et hospitalisés aux soins intensifs. Il fera prochainement l’objet d’une communication scientifique importante.

Lire l’interview complet dans l’Agefi du 29 octobre 2014

Draeger et Babiychuk, découverte majeure contre les infections

Article de Nature Biotechnology (2 novembre 2014)

 

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Catégories :BUSINESS, IMPACT, SOCIETE, Suisse, TENDANCES

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