Angela Merkel prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro

Angela Merkel

Angela Merkel, chancelière allemande,
photo Fabrizio Bensch / Reuters

La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro si la gauche radicale remettait en cause la politique de rigueur budgétaire du pays. Elle estime qu’un tel scenario est « quasiment inévitable », selon le magazine « Der Spiegel ».

Le parlement grec a annoncé, mercredi, sa dissolution. Il a confirmé l’organisation, le 25 janvier, d’élections législatives anticipées. La gauche radicale, Syriza, est donnée favorite dans les sondages. Le leader de Syriza, Alexis Tsipras, veut en finir avec la politique d’austérité imposée au pays par ses créanciers internationaux en échange de quelque 240 milliards d’euros (288,50 milliards de francs) de prêts. Il souhaite aussi négocier une nouvelle restructuration de la dette publique qui plombe l’économie grecque.

Lundi, Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand, avait jugé que la Grèce était tenue de continuer sur la voie des réformes déjà engagées, « sans aucune alternative », quel que soit le résultat du scrutin. Deux jours plus tard, le vice-président du groupe parlementaire CDU au Bundestag, Michael Fuchs, estimait qu’aider financièrement Athènes n’était plus une nécessité aujourd’hui, évoquant une possible sortie du pays de la zone euro.

Angela Merkel et Wolfgang Schäuble « jugent supportable une sortie du pays de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro, depuis le sommet de la crise en 2012 », assure « Der Spiegel » sur son site Internet. A leurs yeux, « le risque de contagion pour d’autres pays est limité ». « Le Portugal et l’Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le mécanisme européen de stabilité (MES) constitue un outil de sauvetage puissant. Quant à l’Union bancaire, elle assure la sécurité des instituts de crédit », écrit l’hebdomadaire, qui dit s’appuyer sur « des sources proches du gouvernement allemand ».

Un avis que ne partage pas le secrétaire d’Etat social-démocrate aux Affaires européennes, Michael Roth. « La Grèce est membre de la zone euro. Et doit le rester. Il faut éviter de provoquer, par la parole, des conséquences politiques et économiques qui seraient malvenues », a-t-il déclaré sur Twitter.

Source: ats / 04.01.2015 10h31

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Catégories :IMPACT, SOCIETE, TENDANCES

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