Suzanne Syz, choix d’oeuvres de la collection à artgenève

Suzanne Syz

Suzanne Syz

Depuis le lancement d’Artgenève, en 2012, on en sait un peu plus à travers les visites sur invitation organisées pendant le salon sur les discrètes collections privées de Genève. Mais la collection d’Eric et de Suzanne Syz n’avait jamais fait l’objet d’une présentation publique thématisée. Une fenêtre s’ouvre aujourd’hui à Palexpo pendant les quatre jours d’Artgenève. Une sélection de 25 pièces, rassemblée par Nicolas Trembley, curateur permanent de la collection. Avec plusieurs envies: «Montrer des pièces importantes. Montrer des pièces de grandes dimensions. Pas de photographie. Des œuvres qui questionnent la question de l’abstraction. Confronter aussi des artistes établis et des talents plus émergents.»

L’exposition est intitulée «Choix d’œuvres de la collection Syz». Un stand de 250 m2, en forme de U. Deux grandes parois qui se répondent, d’un côté l’abstraction: Gunther Förg, John Armleder, Willem de Rooij et le jeune valaisan Valentin Carron. En face, des propositions figuratives: Ella Kruglyanskaya, Laura Owens, Elaine Strutevant, avec une réplique de Warhol, «Black Marylin». Au centre, une série de sculptures, dont la stewardess du duo zurichois Fischli/Weiss. «Une collection est comme un grand puzzle infini, chaque œuvre est une pièce qui est liée aux autres pour former un ensemble cohérent. Le travail est long, mais il s’agit de réunir une collection qui soit pertinente, passionnée, unique et personnelle et qui ne soit pas une collection constituée uniquement d’une liste de noms.»

La collection compte aujourd’hui plus de 700 pièces, reflet d’une passion éclairée. Tout a commencé dans les années 1980. Eric et Suzanne Syz sont alors dans leur vingtaine et s’installent à New York. La scène artistique y est frénétique, opulente, métissée des gloires du pop art et de la nouvelle génération, Basquiat, Schnabel, Clemente, Condo, Salle, etc. Les époux Syz sont immédiatement connectés. Construire une collection d’art s’impose très vite comme une nécessité et cette volonté n’abandonnera jamais le couple Le marchand zurichois Bruno Bischofberger, aussi actif à New York, introduit le couple dans l’œil du cyclone. Ils rencontrent le pape, Andy Warhol, qui fera bientôt le portrait de Suzanne et du premier fils, Marc. Une pièce parmi une série d’autres: Julian Schnabel réalisera aussi un portrait de Suzanne, Francisco Clemente peindra Eric, le duo David McDermott et Peter McGoug portraitureront l’ensemble de la famille.

La collection genevoise méconnue, l’Agefi du 28 janvier 2015

artgenève, site du salon

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Catégories :SOCIETE, TENDANCES

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