Christine Lagarde, soutien du FMI à l’Ukraine

Christine Lagarde

Christine Lagarde,
directrice du FMI

Cinq milliards d’euros sur 17,5 seront bientôt versés à Kiev sous conditions. Le gouvernement s’est notamment engagé à tripler le prix du gaz pour les ménages.

Bis repetita: le FMI a approuvé hier un programme d’aide «risqué» de 17,5 milliards de dollars pour l’Ukraine, moins d’un an après un précédent plan qui s’est avéré insuffisant face à l’ampleur du conflit dans le pays. «Le programme est ambitieux et comporte des risques, provenant notamment du conflit dans l’est du pays», a reconnu la directrice du Fonds, Christine Lagarde.

Le feu vert de l’institution va se traduire par le versement imminent de 5 milliards dans les caisses de l’Etat ukrainien, apportant une bouffée d’oxygène pour un pays aux prises avec une insurrection pro-russe qui étouffe son économie. Il ne s’agit toutefois pas d’un blanc-seing: le reste des prêts, échelonnés sur les quatre prochaines années, ne sera versé qu’à la condition que les autorités appliquent les réformes drastiques réclamées par le Fonds. Des audits réguliers seront menés à Kiev pour s’en assurer.

«Les autorités ukrainiennes continuent à démontrer un solide attachement aux réformes», a affirmé Mme Lagarde, notant que le pays avait maintenu une discipline budgétaire «dans un contexte très difficile». Aux abois financièrement, le gouvernement ukrainien a ainsi donné des gages de bonne volonté à l’institution internationale, au risque de froisser sa population.

Parmi les mesures les plus impopulaires figurent le triplement du prix du gaz pour les ménages et la hausse de 70% du tarif du chauffage ainsi que la réduction de 15% de certaines pensions de retraites.

En dévoilant ce train de mesures début mars, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk avait d’ailleurs admis qu’une partie d’entre elles étaient «très mal accueillies» par la population.

C’est loin d’être le seul tracas pour l’Ukraine qui a perdu le contrôle de ses poumons industriels à l’est du pays, tombés aux mains des séparatistes russes avec lesquels un cessez-le-feu précaire a été conclu à la mi-février.

L’aide du FMI ne sera d’ailleurs pas suffisante et s’inscrit dans un plan global de 40 milliards de dollars dont les contours commencent lentement à se préciser. En sus de l’apport de pays donateurs, les créanciers privés de l’Ukraine doivent y contribuer à hauteur de 15 milliards de dollars via une restructuration de dette actuellement en discussion et dont les modalités (effacement de dette, rééchelonnement…) restent à déterminer.

Le FMI valide son soutien risqué à l’Ukraine, l’Agefi, 12 mars 2015

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Catégories :IMPACT, SOCIETE, TENDANCES

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