Hillary Clinton: «l’avenir est à une femme présidente des États-Unis»

Hillary Clinton

Hillary Clinton, ancienne Secrétaire d’État des États-Unis, Photo: Jin Lee / Bloomberg via Getty Images – 2013

Hillary Clinton devrait officialiser, dimanche, sa candidature à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle du 8 novembre 2016. Selon plusieurs journaux américains, l’annonce devrait se faire à l’occasion d’une visite dans l’Iowa par le biais d’un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux. Les primaires démocrates débuteront le 18 janvier 2016 par le caucus de l’Iowa, suivi, le 26 janvier, par celui du New Hampshire.

Cette annonce est attendue. L’ex-secrétaire d’État américaine, âgée de 67 ans, prépare son entrée dans la course à la Maison Blanche depuis des mois. Dans son discours de défaite face à Obama en 2008, elle y pensait déjà en déclarant: «l’avenir est à une femme présidente des États-Unis».

Quelles sont ses chances? Hillary Clinton, c’est une ambition, une soif de pouvoir. Dans la vie publique depuis le début des années 90, elle figure en tête du classement des femmes les plus admirées des Américains établi par l’institut Gallup. Un bon présage? Pas sûr. Aux États-Unis, la popularité ne fait pas le président. Le chef de l’État est désigné au suffrage universel indirect par des grands électeurs et un candidat peut être élu avec moins de voix que son adversaire.

Côté démocrate, faute d’adversaire à sa mesure, elle fait figure de grande favorite pour l’investiture. Lors des primaires, elle ne devrait pas affronter de rivaux sérieux. Elle a aussi pris une longueur d’avance financière. Son staff de supporters, Ready for Hillary, a levé un trésor de guerre de plus de 14 millions de dollars en deux ans. Son QG de campagne, installé dans le quartier de Brooklyn à New York, est fin prêt pour fonctionner à plein régime.

Des affaires gênantes

La vraie difficulté viendra du camp républicain où trois candidats sont déjà en lice: Rand Paul et Ted Cruz et le mieux placé, Jeb Bush.

Outre qu’elle va devoir défendre le bilan mitigé d’Obama, l’ex-First Lady traîne par ailleurs quelques dossiers gênants que les républicains ne manqueront pas de ressortir. Son rôle n’a pas été jugé très clair lors de l’attaque de l’ambassade américaine de Benghazi en septembre 2012. S’y est ajoutée l’embarrassante affaire des mails. Lorsqu’elle était secrétaire d’État, au lieu de communiquer en utilisant le compte email de son ministère, elle a préféré utiliser son compte personnel sur lequel elle avait un contrôle total. Or, tout officiel doit remettre ses courriels pour archivage. Sous la pression, l’ancienne First Lady a accepté de remettre au département d’État 55 000 de ses courriels. Mais les républicains la soupçonnent d’en avoir gardé, notamment ceux concernant l’affaire de Benghazi. Les républicains l’accusent également de conflits d’intérêts en raison de dons de l’étranger à la Fondation Clinton.

Ces casseroles ne semblent pas l’impressionner. Depuis l’humiliation de l’affaire Lewinsky, Hillary Clinton roule pour elle-même. Femme de tête, elle sait encaisser.

Par Catherine DEHAY – L’Avenir du 11 avril 2015

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Catégories :IMPACT, SOCIETE, TENDANCES

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