Rajna Gibson, l’homme n’est pas qu’économique

La littérature économique suppose que l’homo economicus ne se comporte qu’en fonction de la maximisation de la valeur d’utilité et donc d’un intérêt matériel purement égoïste. Mais quelle est réellement la propension des individus à l’honnêteté et en quoi les normes sociales influent-elles leurs comportements? C’est l’objet d’une étude du Geneva Finance Research Institute de l’Université de Genève sur les fondements moraux des décisions économiques, signée par Rajna Gibson, Carmen Tanner, et Alexander Wagner. En désaccord avec la théorie économique classique, le tiers des participants a répondu de manière honnête à des situations qui pourtant les pénalisaient financièrement. Une proportion qui, si elle reste minoritaire, est inattendue. L’étude observe toutefois que les réponses varient avec le coût attaché à la vérité confirmant une certaine sensibilité à la récompense. L’impact social normatif – qu’il soit en faveur ou non de la morale – est parfaitement perceptible avec des variations importantes dans la part des individus honnêtes et malhonnêtes selon le type de normes imposées. Les individus suivent donc volontiers les mouvements collectifs sans nécessairement exercer d’esprit critique mais l’étude note que certains participants à la fibre éthique particulièrement forte résistent parfaitement aux stimulations d’ordre financier ainsi qu’aux impositions sociales.

Lire l’interview complet dans l’Agefi du 16 avril 2015

 

Publicités

Catégories :BUSINESS, IMPACT, SOCIETE, VIDEOS

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s